Un matin, j’en ai eu assez.
Assez de la fenêtre en bois qui moisissait avec l’humidité. Assez du bac de douche coincé dans ce qui ressemblait plus à un couloir qu’à une pièce, avec sa paroi en plexi qui réduisait encore le passage à l’entrée, il fallait se contorsionner pour entrer et sortir. Les anciens propriétaires devaient bien maîtriser les postures de yoga.
Assez de la mosaïque noir-blanc-crème vieillote impossible à nettoyer avec tous ses joints. Assez des évacuations qui se bouchaient sans prévenir.
On n’avait pas encore touché au rez-de-chaussée. Le chantier cuisine, salon, tout ça c’était encore un projet. Mais la salle de bain, elle, n’attendait plus.
Surprise ! Un soir, monsieur est rentré et j’avais cassé le mur en brique rouge entre la salle de bains et la salle de douche. Trois allers-retours à la déchetterie plus tard, la cloison n’existait plus. Ce n’était pas un mur porteur (heureusement), je n’aurais pas eu cette impulsion sinon. Mais en le faisant tomber, j’ai ouvert quelque chose de plus grand que les 6 m² récupérés : la possibilité de tout repenser.
Voici comment on a transformé deux pièces vieillissantes et mal foutues en une salle de bain moderne et fonctionnelle pour une famille de 4. Avec les erreurs, les bons choix, et ce qu’on referait différemment.
Sur le plan, ça paraissait raisonnable : une salle de bains avec baignoire, bidet, grand lavabo (~4 m²), et une salle de douche attenante (~2 m²). En pratique ? Deux pièces vieillissantes, mal ventilées, où tout était difficile à nettoyer.
Une fois le mur tombé, on s’est retrouvé avec environ 6 m² à réorganiser de zéro. Pas énorme. Mais suffisant pour faire quelque chose de vraiment fonctionnel, à condition de bien réfléchir à chaque décision avant de poser quoi que ce soit. On a pris un bac de douche surrélevé après avoir discuté de la faisabilité d’une douche à l’italienne dans un petit espace (celle qui est directe carrelée au sol, sans marche). Si vous hésitez, sachez qu’il y a des contraintes à prendre en compte avant de se lancer.
C’était la priorité numéro un. Dans l’ancienne configuration, le bac de douche était juste sous la fenêtre, source d’humidité, de moisissures, et pas fun vu de l’extérieur ! On a complètement inversé la disposition : la douche a migré à l’opposé, le bac de 90×120 cm s’installe là où il y a de la place pour respirer, et la fenêtre (désormais en PVC double vitrage) ne donne plus sur la zone de douche.
Les deux pièces avaient chacune leur entrée. Garder les deux n’avait plus de sens une fois la cloison supprimée, et surtout ça compliquait sérieusement l’aménagement. On a condamné l’une des portes : un choix stratégique qui nous a permis de repenser entièrement le passage des tuyaux au plus simple et de régler au passage les problèmes d’écoulement chroniques.
Avec quatre personnes dans la maison, le lavabo unique du matin risquait de tourner au pugilat. Le double vasque s’est imposé comme une évidence. On a choisi un meuble vasque Castorama tendance (bois et vasque blanche après avoir longtemps hésité avec la noire, mais trop compliqué à gérer pour les traces de calcaire) toujours nickel aujourd’hui.
C’est le plus important du chantier : invisible mais le cœur de la réno. On a redimensionné les évacuations, corrigé les pentes, et rendu tout accessible : vannes d’arrêt, accès au nettoyage préventif et en cas de bouchon. Plus jamais de lavabo ou de douche bouchés sans solution rapide (et ça fonctionne).
Elle n’existait pas. C’était encore une ventilation à l’ancienne (celle où on se caille en hiver). On l’a installée. C’est non négociable dans une salle de bain ! Surtout quand on a vécu des années avec une fenêtre en bois qui moisissait pour compenser l’absence de ventilation.
On a choisi un carrelage taupe format 20x40cm chez Brico Dépôt. Le grand format, c’était une décision réfléchie : dans une petite salle de bain, il agrandit visuellement l’espace bien mieux que des petits carreaux qui multiplient les joints et rapetissent tout..
J’ai fait la pose : ma première (enfin au mur). Ce n’est pas la partie la plus difficile du chantier, mais c’est celle qui demande le plus de patience. Les coupes autour de la douche, les angles, les petits espaces autour de la plomberie, c’est là que ça se joue (j’ai raté quelques coins). Et puis il y a le jointage, l’étape que tout le monde sous-estime. Une mauvaise couleur de joint, un jointage bâclé, et même un beau carrelage perd tout son effet. Bon, ok je me suis planté ! c’était mon tout premier : je n’ai pas respecté le dosage de la boîte et pas assez attendu au séchage. Résultats : aujourd’hui certains joints se sont creusés légèrement (pas dramatique mais ça retient un peu l’eau).
Pour les murs, on a choisi une peinture effet métal gris de chez Castorama. Ce gris légèrement nacré qui change avec la lumière, ni trop froid ni trop sombre : vous verrez tout de suite de quoi je parle en magasin.
L’idée c’était de créer un effet cocon. Une salle de bain dans laquelle on a envie de traîner le matin, pas juste un endroit fonctionnel blanc et froid. Avec le carrelage gris ardoise au sol et les plaques de parement effet pierre, le gris métallisé sur les murs ferme la palette de façon cohérente. Le résultat est plus classe que ce qu’on espérait au départ.
→ La peinture effet métal qu’on recommande
C’est le détail qui change tout au quotidien. Un miroir avec éclairage intégré et résistance chauffante : la résistance évite la buée après la douche, fini de racler le miroir pour se maquiller ou se raser. L’éclairage intégré donne une lumière bien répartie, sans ombre. Sans gadget inutile, juste l’essentiel qui fonctionne vraiment.
C’est un investissement qu’on ne regrette absolument pas.
C’est l’une des meilleures découvertes de cette rénovation. Sur un mur qu’on ne voulait pas retaper entièrement, trop coûteux, trop long, on a posé des plaques de parement effet pierre. Le résultat est bluffant : texture naturelle, relief réel, et une isolation thermique en bonus.
C’était notre première rénovation. Comme vous le savez, et sûrement comme vous en ce moment, on avait un budget serré, l’enthousiasme des débutants, et la conviction qu’on pouvait économiser partout. Spoiler : on ne peut pas économiser partout.
La leçon : sur la robinetterie, ne pas économiser sur la qualité. C’est ce qu’on touche tous les jours, c’est ce qui doit durer.
On avait choisi l’été pour le chantier. Une seule salle de bain dans la maison. Deux mois à aller se doucher chez la famille. En été c’est vivable, en hiver ça aurait été une autre histoire. Si vous n’avez qu’une seule salle de bain, planifiez le chantier en été et prévenez vos proches à l’avance — vous aurez besoin d’eux (ou alors de très bons amis, c’est un peu le test).
On était super fiers de nous à la fin de cette rénovation. Un vrai saut dans le temps ! Quelques années après, on se dit qu’on n’aurait pas tout fait à l’identique. Le carrelage a vieilli malgré tout, mais c’est tout de même bien plus propre que ce qu’on avait avant (et moins d’effort pour que ça le reste).
Le double vasque le matin et le soir, ça sauve la mise. La douche 90×120 loin de la fenêtre, c’est le confort qu’on n’avait jamais eu. Les évacuations qui ne se bouchent plus, c’est une liberté qu’on avait oublié d’imaginer. Et la VMC actionnée quand on prend sa douche, c’est tellement efficace. Bon, on a quand même un gap de qualité : le miroir est chauffant pour pouvoir se maquiller après une douche sans racler l’eau.
Le meuble vasque Castorama est super quali : il tient toujours la route malgré un usage intensif (4 tiroirs bien pleins). La paroi de douche Leroy Merlin aussi, un coup de vinaigre tiède pour la nettoyer et comme neuve. Le carrelage Brico Dépôt n’a pas bougé ; ce sont les joints qu’il faut refaire régulièrement, mais ça, c’est vrai pour tous les carrelages.
✅ Je referais exactement
💭 Je ferais différemment
C’est LE sujet de désaccord de la rénovation. Moi je voulais une douche à l’italienne, ras du sol, moderne, top esthétique. Monsieur voulait que les évacuations restent accessibles et surélevées pour pouvoir intervenir facilement en cas de problème (et il avait raison !). Résultat du compromis : une marche pour entrer dans la douche. Pas le rêve esthétique, mais honnêtement c’est gérable et beaucoup moins d’eau qui déborde sur le carrelage.